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Ripple: Histoire des accords avec les banques, institutions financières et gouvernements

2026-09-25

De la naissance du XRP Ledger en 2011-2012 aux accords avec Santander, American Express, PNC, MoneyGram, SBI Remit, des banques centrales et plusieurs États : chronologie documentée des partenariats, pilotes et contrats publics de Ripple, sans confondre RippleNet, XRP et les projets de monnaie numérique.

Aux origines : le XRP Ledger avant l’entreprise Ripple

L’histoire de Ripple commence avant la société elle-même. En 2011, David Schwartz, Jed McCaleb et Arthur Britto commencent à développer ce qui deviendra le XRP Ledger. Le réseau est achevé et lancé en juin 2012. En septembre 2012, les fondateurs sont rejoints par Chris Larsen et créent une société d’abord appelée NewCoin, rapidement renommée OpenCoin. Les créateurs du XRP Ledger attribuent alors 80 milliards de XRP à cette nouvelle société afin qu’elle développe des cas d’usage autour du réseau et de l’actif.

OpenCoin devient Ripple Labs en 2013, puis le nom de l’entreprise est progressivement raccourci en Ripple. Cette chronologie est importante car elle permet de distinguer trois éléments souvent confondus : Ripple, l’entreprise ; XRP, l’actif numérique ; et le XRP Ledger, le réseau public open source.

Dès ses premières années, Ripple ne cherche pas à construire une banque parallèle. Son positionnement est au contraire de fournir aux banques et aux institutions financières une infrastructure capable d’améliorer les paiements transfrontaliers, la messagerie de paiement, le règlement et, plus tard, la liquidité.

Contrat, partenariat, pilote : pourquoi les mots comptent

Il n’existe pas de registre public donnant le texte de tous les contrats commerciaux signés par Ripple depuis sa création. Les annonces disponibles emploient des termes différents : accord, partenariat, client, membre de RippleNet, pilote, essai en argent réel, déploiement commercial ou contrat pluriannuel.

XRP Radar ne transforme donc pas automatiquement chaque annonce en « contrat bancaire ». Lorsqu’un contrat ou un accord formel est publiquement documenté, nous le signalons comme tel. Quand les documents publics ne montrent qu’un pilote ou une adhésion au réseau, nous utilisons cette qualification plus prudente.

Autre distinction essentielle : utiliser une technologie Ripple ne signifie pas nécessairement utiliser XRP. xCurrent, par exemple, pouvait améliorer la messagerie et le règlement bancaire sans faire de XRP une composante obligatoire. En revanche, xRapid puis On-Demand Liquidity, aujourd’hui intégré à la gamme de paiements de Ripple, ont été conçus pour utiliser XRP comme actif de liquidité intermédiaire dans certains corridors.

2016 : Ripple passe des laboratoires aux banques

2016 marque l’un des premiers tournants institutionnels. Ripple annonce que Santander, UniCredit, UBS, ReiseBank, CIBC, National Bank of Abu Dhabi et ATB Financial font partie des institutions adoptant sa technologie pour améliorer les paiements transfrontaliers. Ripple décrit alors des pilotes en argent réel et un passage progressif vers des déploiements commerciaux.

La même année, Standard Chartered, National Australia Bank, Mizuho Financial Group, BMO Financial Group, Siam Commercial Bank et Shanghai Huarui Bank rejoignent également le réseau de clients ou de pilotes annoncé par Ripple.

En septembre 2016, Bank of America Merrill Lynch, Santander, UniCredit, Standard Chartered, Westpac et Royal Bank of Canada deviennent membres fondateurs du Global Payments Steering Group, avec CIBC également membre. Ce groupe devait établir des règles et standards pour les paiements interbancaires utilisant l’infrastructure Ripple. Il s’agissait d’une structure de gouvernance et de normalisation, pas d’une preuve que chacune de ces banques utilisait XRP en production.

2017 : American Express et Santander ouvrent un corridor commercial

En novembre 2017, American Express annonce avec Ripple et Santander un service de paiements B2B transfrontaliers reliant initialement les États-Unis et le Royaume-Uni. American Express FX International Payments intègre RippleNet afin que des paiements non-cartes puissent être routés vers des comptes Santander UK avec davantage de visibilité et un règlement accéléré.

Cet accord est significatif car il ne s’agit plus seulement d’un test de laboratoire : American Express parle alors de paiements blockchain rendus commercialement disponibles pour ses clients entreprises.

2018 : Santander One Pay FX, PNC et le premier accord avec une banque centrale

En avril 2018, Santander lance One Pay FX en Espagne, au Royaume-Uni, au Brésil et en Pologne. Le service, basé sur la technologie xCurrent de Ripple, permet des transferts internationaux le jour même ou le lendemain dans de nombreux cas et affiche au client le montant reçu avant l’envoi. Santander décrit One Pay FX comme le premier service international de transfert d’argent basé sur la blockchain lancé simultanément dans plusieurs pays.

En septembre 2018, PNC Treasury Management rejoint RippleNet. PNC annonce que ses clients commerciaux pourront recevoir des paiements transfrontaliers en temps réel. Là encore, l’annonce porte sur l’infrastructure de paiement Ripple ; elle ne signifie pas que PNC utilisait nécessairement XRP pour chaque transaction.

2018 voit aussi un événement majeur côté secteur public. La Saudi Arabian Monetary Authority, aujourd’hui Saudi Central Bank, signe un accord avec Ripple pour créer un programme pilote permettant aux banques saoudiennes d’explorer xCurrent. Ripple présente alors ce programme comme le premier pilote de ce type soutenu par une banque centrale pour des banques domestiques.

La même année, UAE Exchange rejoint RippleNet pour les paiements transfrontaliers. Ce partenariat illustre l’expansion de Ripple au Moyen-Orient parmi les prestataires de transfert et de change, même s’il ne constitue pas à lui seul un accord gouvernemental.

2019-2021 : MoneyGram, le contrat qui met XRP au centre

Le dossier MoneyGram est l’un des mieux documentés de l’histoire commerciale de Ripple. En juin 2019, les deux sociétés annoncent un partenariat stratégique d’une durée initiale de deux ans. Ripple doit devenir un partenaire clé de MoneyGram pour le paiement transfrontalier et le règlement de change à l’aide d’actifs numériques. Ripple s’engage parallèlement à fournir jusqu’à 50 millions de dollars de capital en échange d’actions.

Le dispositif utilise xRapid, ensuite renommé On-Demand Liquidity, et XRP comme actif de transition entre devises. MoneyGram a effectivement utilisé cette infrastructure sur certains corridors et Ripple indiquera ensuite que plusieurs milliards de dollars ont été traités via RippleNet et ODL pendant la relation.

Le partenariat n’est toutefois pas permanent. En mars 2021, Ripple et MoneyGram annoncent qu’ils mettent fin à leur accord. C’est un rappel utile : une signature institutionnelle historique peut être réelle et importante sans garantir une relation commerciale indéfinie.

2020 : Siam Commercial Bank passe au service client

En Thaïlande, Siam Commercial Bank développe avec Ripple un service de transferts internationaux dans l’application SCB EASY. Après sa sortie du sandbox réglementaire de la Bank of Thailand, SCB annonce en 2020 un service de remittances sortantes vers plusieurs pays utilisant RippleNet.

Ce cas est intéressant parce qu’il montre le passage du partenariat technologique au produit bancaire utilisé par des clients finaux. Ripple indiquera que SCB a traité plus d’un demi-million de transactions sur RippleNet en 2020.

2021 : SBI Remit active On-Demand Liquidity au Japon

En juillet 2021, Ripple et SBI Remit annoncent le premier déploiement en production d’On-Demand Liquidity au Japon. SBI Remit est relié à Coins.ph et SBI VC Trade pour les paiements entre le Japon et les Philippines. Ici, XRP joue explicitement le rôle d’actif de liquidité intermédiaire afin de réduire le besoin de préfinancement.

Cette étape est différente de nombreux partenariats bancaires historiques fondés sur xCurrent : dans le cas SBI Remit, l’usage de XRP est au cœur du produit annoncé.

2021 : la banque centrale du Bhoutan lance un pilote CBDC avec Ripple

En septembre 2021, la Royal Monetary Authority of Bhutan annonce avec Ripple un pilote de monnaie numérique de banque centrale. Le projet doit tester progressivement des cas d’usage de détail, de gros et transfrontaliers pour un ngultrum numérique.

Il s’agit d’un pilote de banque centrale, pas de l’annonce d’une monnaie numérique nationale déjà déployée à l’ensemble de la population. Le rapport annuel 2021 de la RMA confirme que l’institution explorait et pilotait un projet de Digital Ngultrum dans le cadre de sa modernisation des paiements.

2021-2023 : Palau, du MoU au contrat de services et au pilote

Le cas de la République de Palau est particulièrement instructif parce que des documents gouvernementaux ultérieurs donnent des détails contractuels rarement publics.

En octobre 2021, le ministère des Finances de Palau et Ripple Services concluent un Memorandum of Understanding afin d’explorer les paiements numériques et une monnaie numérique adossée au dollar américain. En décembre 2022, les deux parties concluent ensuite un Ripple Master Hosted Stablecoin Services Agreement pour mettre en place un pilote contrôlé.

Le Palau Stablecoin est testé en 2023 sur le XRP Ledger avec des employés publics et des commerçants locaux. Un audit public de Palau précise que le projet visait notamment la frappe, la distribution, le remboursement et la destruction du stablecoin, ainsi que l’étude de son intégration à l’infrastructure financière du pays.

C’est l’un des exemples les plus clairs d’une relation entre Ripple et un gouvernement où l’on dispose non seulement d’une annonce de partenariat, mais aussi de références publiques à un MoU puis à un contrat de services.

2023 : le Monténégro signe un accord pour un pilote de monnaie numérique

En avril 2023, la Banque centrale du Monténégro annonce officiellement avoir signé un accord avec Ripple afin de développer une stratégie et un programme pilote pour une monnaie numérique de banque centrale ou un stablecoin national.

La banque centrale précise que le projet doit étudier des cas d’usage concrets, simuler la circulation de la monnaie dans un environnement contrôlé et analyser les questions de réglementation, sécurité, efficacité et protection des utilisateurs. Les activités se poursuivent ensuite avec des ateliers techniques et des travaux impliquant la banque centrale, le gouvernement, les institutions financières, le secteur privé et le monde académique.

Il s’agit ici d’un accord institutionnel formel et documenté par la banque centrale elle-même.

2023 : la Géorgie choisit Ripple après une procédure de sélection

La National Bank of Georgia lance en 2023 une sélection pour son projet de Digital Lari. Neuf fournisseurs technologiques sont présélectionnés. En novembre, la banque centrale annonce que Ripple est retenu comme partenaire technologique pour le pilote après une procédure comprenant un plan d’exécution et des démonstrations techniques.

Le projet prévoit un environnement pilote à accès limité et des cas d’usage destinés à évaluer la technologie d’une monnaie numérique de banque centrale. Des documents ultérieurs de la NBG indiquent que le projet a continué avec Ripple comme fournisseur technologique pour des scénarios de test concrets.

Là encore, il faut parler de pilote CBDC et de partenariat technologique, pas d’une adoption générale du XRP comme monnaie publique géorgienne.

Ce que cette chronologie dit réellement sur Ripple

Entre 2016 et 2023, Ripple a construit plusieurs types de relations institutionnelles. Certaines banques ont conduit des pilotes ou rejoint RippleNet ; d’autres ont lancé des services commerciaux. Quelques acteurs, comme MoneyGram et SBI Remit, ont utilisé des produits de liquidité faisant explicitement intervenir XRP. Du côté public, des banques centrales et des gouvernements ont signé des accords ou sélectionné Ripple pour des pilotes de paiement ou de monnaie numérique.

La tendance de fond est donc réelle : Ripple a réussi à entrer dans des projets avec de grandes banques, des sociétés de paiement, des banques centrales et des gouvernements. Mais la nature exacte de chaque relation varie fortement.

Dire que « toutes les banques partenaires utilisent XRP » serait faux. Dire que « tous les gouvernements partenaires ont adopté le XRP Ledger public » serait également faux. Certains projets reposaient sur xCurrent, d’autres sur RippleNet, d’autres sur On-Demand Liquidity avec XRP, et les projets CBDC peuvent utiliser des plateformes Ripple distinctes ou, comme Palau, le XRP Ledger public selon le cas.

Pourquoi cette distinction est importante pour XRP

L’histoire institutionnelle de Ripple donne à l’entreprise une expérience rare des paiements transfrontaliers, de la conformité, de la liquidité et des projets avec banques centrales. Cette expérience peut contribuer à l’écosystème XRP et XRPL, mais elle ne crée pas une relation mécanique entre chaque contrat Ripple et la demande de XRP.

Pour mesurer l’impact réel sur XRP, il faut regarder contrat par contrat : le produit utilisé, le corridor, le mode de règlement, la source de liquidité et la présence ou non de XRP dans le flux. C’est cette lecture détaillée — plutôt qu’une simple liste de logos — qui permet de comprendre la portée réelle de l’adoption institutionnelle de Ripple.

المخاطر / القيود

La majorité des accords historiques ont été annoncés par Ripple ou par les institutions concernées, mais les contrats commerciaux complets sont rarement publics. Les montants, durées, obligations, volumes et conditions de renouvellement ne sont donc pas toujours connus.

Une adhésion à RippleNet, un pilote, un investissement stratégique, un accord de coopération et un déploiement commercial ne sont pas équivalents. Cet article conserve volontairement ces distinctions.

L’utilisation d’une solution Ripple ne prouve pas automatiquement l’utilisation de XRP. Les anciens produits xCurrent pouvaient fonctionner sans XRP ; On-Demand Liquidity faisait au contraire explicitement appel à XRP dans certains corridors. Les projets de CBDC ou de stablecoin gouvernemental doivent eux aussi être analysés individuellement.

Enfin, plusieurs relations ont évolué ou pris fin, comme le partenariat MoneyGram. Une collaboration historique ne garantit pas un contrat encore actif aujourd’hui. Le succès commercial de Ripple ne se traduit pas mécaniquement par une hausse du prix de XRP. L’auteur détient personnellement du XRP. Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier.

المصادر

يمتلك المؤلف XRP شخصيًا. هذا المحتوى لأغراض معلوماتية فقط وليس نصيحة مالية.